Le GAP en deuil

Cher(e)s collègues,

L’actualité vient de nous plonger une nouvelle fois dans un drame abject, à travers cet acte terroriste qui prend pour cible l’École, la République, l’histoire-géographie et l’EMC. L’Ecole et la République se sont construites depuis la fin du XIXe à travers nos disciplines en raison de leurs caractères singuliers et éminemment républicains. Les connaissances, les méthodes et les valeurs qu’elles mobilisent ont permis de bâtir le lien social, la cohésion nationale et le pacte républicain. Aujourd’hui, la République, à travers l’assassinat odieux de ce professeur d’histoire-géographie, Samuel Paty, est une nouvelle fois attaquée.  Bien entendu, ce sont tous les enseignants et l’ensemble de la communauté éducative qui sont bouleversés par ce crime.
Nous restons tous engagé(e)s dans nos classes et nos établissements d’enseignement agricole pour faire vivre nos valeurs républicaines.

Nous vous proposons quelques ressources ici

Le GAP et l’Inspection Histoire-Géographie de l’Enseignement agricole

Publication du rapport Mathiot : un nouveau bac pour 2021

Le rapport MATHIOT vient d’être publié.  les extraits qui citent l’enseignement agricole  sont :

-page 15

L’une des caractéristiques majeures du baccalauréat rénové est qu’il a
vocation à prendre en compte des résultats obtenus par l’élève durant les deux années du cycle terminal et non pas seulement dans le cadre d’épreuves terminales et anticipées.[…]
La possibilité de prendre en compte des résultats obtenus en cours de cursus ne constitue pas à proprement parler une innovation et cela est d’ailleurs prévu dans le Code de l’éducation. […]
De même, ce que l’on appelle le contrôle en cours de formation est pratiqué de façon développée, par exemple dans l’enseignement agricole ou dans les lycées professionnels.

-p.40

En l’état actuel de notre réflexion, nous proposons :
– de construire sept Majeures « sciences et technologies » qui
reprennent l’architecture actuelle des séries technologiques (dont Stav dans l’enseignement agricole) et, en fonction, des Majeures s’ouvrent à une discipline dite générale de façon à aider au repositionnement de ces formations.

A partir de là, quelles réflexions peut-on faire?

Questions générales :

  • quel avenir pour l’ESC ?
  • l’EATDD sera t elle considérée comme une majeure obligatoire en seconde, incarnant l’offre spécifique de l’EA?
  • l’EAT devient elle une majeure en cycle terminal? Et/ ou s’incarnera-t-elle (seulement) dans l’épreuve de grand oral?
  • Les disciplines techniques comme l’agronomie, la zootechnie, l’agroéquipement… etc. deviennent elles majeures/ mineures obligatoires pour remplacer la filière techno?
  • Problème en terminale pour notre discipline : il semble qu’il y ait une choix à faire pour l’apprenant entre les SES et l’HG.

Questions « corpo » :

– comment gérer les ré-orientations, – nommées « changement de majeures-mineures »-, dans de petits établissements?

-il est aussi question d’offres de formation en « réseau territorial » pour que les élèves accèdent à des formations rares. Quelle part y prendre et comment? (offrir l’EAT aux élèves du lycée EN voisin par ex? Offrir une 3eme LV avec un lycée EN lointain et par internet?)

-Le système suppose une annualisation du temps de travail ; la proposition prend  la forme de semaines de 16 à 20h pour les certifiés, plus ou moins fixables en début d’année.

Nous verrons, le 14 février, si le ministre de l’éducation nationale tient compte de toutes les propositions contenues dans ce rapport disponible ici dans son intégralité :

bac_2021_rapport_Mathiot_884443