Parc national Doñana

Illustrations à venir

  1. Géographie du site :

Situé en Andalousie, à 67 kilomètres de Séville et à 50km de Huelva, le parc national de Doñana est le plus grand parc national d’Espagne. Longeant la rive droite du Guadalquivir au niveau de son estuaire sur l’Océan Atlantique, il présente une biodiversité unique en Europe.

Cette zone exceptionnelle était déjà mentionnée par les romains. Aujourd’hui on compte principalement deux espaces naturels séparés par une route reliant la ville balnéaire de Matalascanas et El Ricio. Le cœur du domaine, classé en parc national, représente une superficie de 54 250 hectares (pour y rentrer il faut obligatoirement faire appel à un guide), et une zone classée parc naturel (à l’Ouest et au Nord du parc national) de 53 830 ha.

Au niveau géomorphologie le site formait il y a des millions d’années (Pliocène) un grand lac (la mer s’étendant à l’intérieur des mers) où les sédiments se sont déposés (coquillages, sable…) près du fleuve. Au cours de l’évolution quatre milieux naturels se sont principalement formés, on les retrouve désormais dans le cœur du parc national.

2.Des milieux exceptionnels et variés :

35 km de plages entre Matalascanas et le Guadalquivir forment les plus longues côtes préservées d’Europe. Un paysage qui ne cesse de changer à travers les siècles avec l’action de l’océan. Une particularité avec trois tours du 16e siècle le long des plages, devenues aujourd’hui un refuge pour les faucons pèlerins, dont on peut admirer le vol durant les visites. Enfin, on retrouve un remarquable réseau dunaire créé pas les vents des courants marins, en constante évolution. Elles sont un refuge pour des milliers d’oiseaux, notamment lors des migrations Europe – Afrique, avec une nourriture abondante en mollusques et poissons. C’est également un lieu de passage pour les tortues de mer ou les dauphins que l’on peut parfois observer.

Les pins qui ont été implantés par l’homme le long de la côte, disparaissent peu à peu avec l’avancée du sable (plus de 6m par an). D’autres se déplacent en direction des marais en suivant le mouvement des dunes. En outre, certaines dunes sont stabilisées avec une couverture de végétation (voir photos).

En s’éloignant de la plage on trouve un milieu appelé « the vera », avec un apport en eaux douces constant donnant une étroite bande de prairies qui résiste à la sécheresse des étés. Il constitue quasiment la seule prairie pour les nombreux sangliers, cerfs, chevaux ou bovins du parc.

Ensuite vient un large marais, c’est une zone humide seulement une partie de l’année tant la sécheresse est importante durant tout l’été. En hiver il devient un grand lac, refuge pour de nombreuses espèces. Au printemps des centaines d’oiseaux viennent nicher quand un vaste tapis de verdure se forme.

Enfin, le parc comprend une grande zone boisée avec de nombreux arbustes méditerranéens :

– Une parie plus humide composée essentiellement des genêts et des fougères.

– Dans une partie plus élevée se trouvent entre autres du romarin, des cistes ou de la marjolaine.

– Quand la forêt se présente, des variétés de pins ou des arbres à liège sont de parfaits refuges pour les mangoustes, les genettes, les rapaces, ou encore le lynx (symbole du parc).

3- Protection

Le site bénéficie de nombreuses protections reconnues au niveau international, fruits d’une longue évolution depuis les années 1960.

En 1964 il est classé réserve biologique, puis parc national en 1969 par l’Etat espagnol. En 1978 il est reclassé parc national avec une protection plus importante. En 1981 il devient Réserve de biosphère à la suite de la convention Man And Biosphère. En 1982 il est aussi un site RAMSAR (zones humides). En 1987 il est reconnu zone de protection spéciale (directive oiseaux).

En 1994 il rentre au patrimoine mondial de l’humanité – UNESCO puis devient en 2012 une zone spéciale de conservation (Directive habitat faune flore) au titre de Natura 2000. En 2013 la zone de biosphère s’élargit et en 2015 il est dans la liste verte de l’UICN.

L’Espagne compte 15 parcs nationaux dont 11 dans la péninsule.

Dans la partie du parc national nul ne peut y pénétrer sans guide, seuls les membres du parc peuvent s’y rendre. Des visites guidées sont organisées en véhicules (Donana national park tours) avec des points d’arrêts fixes. Dans la zone classée parc naturel la randonnée est possible sur chemin, à pieds ou vélo, les pratiques agricoles sont présentes.

Dans le cœur de parc il est interdit de parler fort, de faire du feu, d’avoir des animaux de compagnie, ou encore de fumer, de perturber les animaux, de cueillir…

Les menaces viennent principalement de la ville balnéaire de Matalascanas, qui ne compte que 2000 habitants, mais reçoit plus de 100 000 visiteurs durant la haute saison. Une aberration écologique, notamment pour le réseau hydrographique. Dans ce secteur la baignade est autorisée.

L’agriculture intensive pratiquée dans la région épuise également fortement les sols.

4.Contacts et administration :

Il y a actuellement environ 11 guides et 30 permanents. Beaucoup d’écoles visitent le parc de février à juin, avec parfois des séjours d’une semaine. Une centaine de gardes sillonnent le parc. De nombreux étudiants en lien avec l’Université viennent faire des recherches dans le parc national.

Pour prendre contact le plus simple est de joindre directement une des guides :

Ou de s’informer avec le Donana national park tours : www.donanavisitas.es / info@donanavisitas.es / tel : 959 43 04 32 Pour se renseigner pour les stages : contacter notre partenaire mobilité européenne pour les programmes Erasmus : INCOMA.